2021 à nos jours

Perspectives d’un mariage religieux

Hélène Lemesnager et moi-même (Jean Claude Duval) sommes mariés civilement depuis le 29 Juin 1992 à la mairie de L’Huisserie (Mayenne) comme je l’avais raconté sous l’onglet « Ma vie » – vie personnelle et familiale – dans mon article « 1986 – 2020 »

Étant donné ma situation de divorcé, nous n’avions pas pu nous marier religieusement à l’église.

Depuis le décès de Nicole, ma 1ère épouse, je suis pour l’église catholique considéré comme veuf et rien ne s’oppose plus, après un délai de décence raisonnable, à mon mariage religieux avec Hélène. Nous y pensons sérieusement pour 2022 et en reparlerons ultérieurement.

Fichiers de partitions d’orgue a auteur unique

Dans mon article « 1986 – 2021 », j’avais fait allusion au recensement sur fichier de mes nombreuses partitions d’orgue. Celles-ci sont classées

  • Soit par ordre alphabétique des auteurs lorsqu’il s’agit de partitions d’un auteur unique,
  • Soit en regroupement par éditeur lorsqu’il s’agit de recueils de plusieurs auteurs différents.

Le premier fichier est à jour depuis le courant de l’année 2020. Je le livre ci-après.

Quant au deuxième fichier, plus délicat, celui des recueils à auteurs divers regroupés par éditeur, je m’y attellerai dans quelque temps.

Le temps du confinement

Pendant le confinement dû à l’épidémie du coronavirus, Hélène et moi fûmes comme tout le monde astreints à limiter nos déplacements.

Nous en profitâmes pour redécouvrir les richesses de notre petite région.

Les randonnées à Juvigny sous Andaine

La tour et le site de Bonvouloir à Juvigny sous Andaine

La station thermale et touristique de Bagnoles de l’Orne

La forêt d’Andaine

La voie verte Alençon – Couterne

La rivière « Mayenne » naissante, le Château de Vaugeois, la gare ferroviaire de Neuilly – Saint Ouen … sur le tracé de l’ancienne voie ferrée Alençon – Couterne.

La ville et le site de Domfront

La ville et le site de Lassay les Châteaux

la vie a la maison

À la maison, quelques changements pour remplacer des équipements datant des origines de la maison (1994) :

Une nouvelle citerne à fuel : d’après le plombier, la citerne enterrée devait être percée, nous consommions trop.
Nouvelle citerne à fuel

Un nouveau ballon d’eau chaude : le précédent commençait à fuir sérieusement.

Nous avons aussi remplacé les trois velux de la maison qui étaient aussi d’origine (la lingerie, la salle de douche et la salle de bain).

Autrement, la vie suit son cours sous la houlette d’Hélène, maîtresse de maison chevronnée, l’hiver à la maison, l’été en extérieur.

Mars 2021 – Décès de Nicole DUVAL

Avis de décès
Acte de décès

Nicole DUVAL est inhumée au cimetière d’Orvault bourg, concession E017

Souvenirs des Ligériennes

Célébration des obsèques

La messe est officiée par Marie-Edouard PARPAILLON accompagnée de Marie-Claude ROLLAND. L’orgue est tenu par Jean-François MAISONNEUVE, organiste à la Chapelle sur Erdre

L’accueil

Entrée sur la Sonate de Mendelssohn sur Vater Unser

Orgue Auguste Tolbecque (1830-1919) donné par la chapelle de l’institut de la Persagotière à Nantes.
Transfert réalisé par Nicolas Toussaint.
2 claviers pédalier et compte 13 jeux.
Inauguration le 15 septembre 2018 par Florence LADMIRAULT

Mot d’accueil

Bonjour à tous et soyez les bienvenus dans cette église, vous tous qui accompagnez Madame Nicole DUVAL pour lui témoigner un dernier au revoir dans ce temps de passage vers une autre vie. Au nom de la paroisse Sainte-Bernadette / Saint-Léger d’Orvault, Marie-Edouard PARPAILLON va conduire la prière que nous avons adressée à Dieu Notre Père pour celle qui vient de nous quitter et pour ses proches.

Que le Dieu de l’espérance nous donne sa place et sa paix. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, amen. Nous voici rassemblés autour de Nicole, qui vient de nous quitter, pour accompagner aujourd’hui ceux qui s’en rappellent. Vous, ses filles avec vos conjoints, Christine et Aalami, Françoise et Patrice, ses deux petit-fils, Pierre et Gabriel-Djibril, sa sœur Christiane et vous tous, famille et amis présents ici par le cœur. Les liens tissés avec elle tout au long de son existence ne s’arrêtent pas avec la mort. Au cours de cette célébration nous nous souviendrons de Nicole, nous écouterons la parole de Dieu et nous serons unis dans la prière dans le respect des conditions de chacun. Avec Marie-Claude, animatrice, Jean-François à l’orgue et Jean-Marie qui a préparé l’église, nous représentons la communauté paroissiale qui vous accompagne pour cet au revoir. Nicole avait foi en Dieu. Pour elle, pour les croyants, la mort n’est pas le néant mais un passage vers une vie nouvelle promise par Jésus. C’est notre espérance et notre foi. Alors, que nous soyons croyants , en recherche ou dans le doute, partageons ensemble ce moment de recueillement autour de Nicole. Confions-la à Dieu pour qu’il lui fasse une place dans sa maison.

Chant d’entrée : Peuple de baptisés
Évocation de la vie de la défunte

Christiane, sa sœur, évoque leur vie d’enfance

Françoise, sa fille cadette, et Pierre, son petit fils, évoquent leur fierté et la passion de la musique et du chant

Christine, sa fille ainée, et son petit-fils Gabriel rendent hommage à Nicole. L’évocation se termine par une jolie anecdote et une jolie chanson.

Cérémonie des bougies

Dans cette église la croix nous rappelle que le Christ a donné sa vie pour nous et qu’il est ressuscité le matin e Pâques. Le cierge Pascal symbolise le passage à la lumière, de la mort à la résurrection Cette lumière, que Nicole a reçu à son baptême, nous allons la rallumer près d’elle, qui entre aujourd’hui dans une nouvelle vie, une vie qui nous est inconnue, une vie éternelle avec Dieu. Cette lumière est le signe de notre espérance. J’invite ses filles et ses petites filles à s’approcher

Nicole vient de se présenter devant le Seigneur avec toute sa vie. Elle découvre maintenant toute la tendresse d’un Dieu qui sait pardonner et aimer. Dieu Notre Père tu connais les ombres et les lumières de de la vie de Nicole et de chacune de nos vies. Malgré toutes nos imperfections, nos faiblesses, nous croyons en ta miséricorde. Que ton regard d’infini tendresse nous dise que tu pardonnes.

Jésus berger de toute humanité

Dieu de toute grâce, tu as envoyé dans le monde ton fils bien aimé pour briser le silence de la mort. Ouvres nos cœurs à ta parole, nous en recevrons réconfort dans la tristesse, confiance malgré le désarroi, lumière et force pour tenir dans l’épreuve, par Jésus-Christ notre Seigneur, Amen. La mort de Nicole et la souffrance de ceux qui l’ont aimée nous renvoie à nos questions sur le sens de la vie et à notre propre fragilité. Chacun d’entre nous tente, à sa façon, de trouver des réponses. Pour éclairer sa route, la communauté chrétienne a l’habitude, dans cette église, de lire des textes de la Bible, Elle vous propose maintenant, comme jalon d’espérance, d’en partager ensemble deux extraits choisis par la famille. Dans le premier texte l’Apôtre Jean nous dit « Dieu lui-même essuiera tout larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus. »

A l’écoute de la parole

1ère lecture

Psaume

Rappelle-toi, seigneur, ta tendresse, ton amour qui est toujours

Évangile

Évangile de Jésus-Christ selon Saint-Jean

Commentaire de l’Évangile

Ce passage de l’Évangile de Saint-Jean se situe quelques jours avant la mort de Jésus. Cela se passe à Jérusalem où il vient d’entrer triomphalement acclamé par la foule. A plusieurs reprises, dans son enseignement, Jésus utilise des paraboles, ces histoires simples que l’on retiens facilement et qui nous aident à découvrir des choses difficiles sur l’amour de Dieu et l’amour des autres. Cette image du grain de blé déposé en terre est riche et pleine de sens. Malgré sa petitesse le grain de blé renferme la vie qui s’épanouira dans l’épi. Tombé en terre le grain semble perdu mais en fait il produit beaucoup d’autres grains. Le grain de blé désigne Jésus. Sa mort sur la croix peut sembler la fin de sa vie mais sa résurrection au matin de Pâques nous entraine à sa suite vers la vie éternelle. En donnant sa vie par amour Jésus a ouvert le ciel pour nous emmener avec lui. Il a passé la mort et nous la fait passer vers la vie en Dieu. C’est lui le germe de notre espérance. Aujourd’hui, nous qui croyons en sa parole, nous qui sommes en questionnement, en recherche, laissons-nous réconforter par cette promesse. Car toute sa vie, Jésus nous a indiqué le chemin de l’amour. C’est le chemin du service, de l’affection aux autres. Cela fait écho aux paroles que nous dit Jean, un apôtre de Jésus,. C’est l’amour qui nous fait passer de la mort à la vie. Ce message est toujours d’actualité. Le bien que nous avons fait ne mourra pas. Se détacher de sa vie ne veut pas dire la maitriser mais, au contraire, en faire un partage, un don d’amour, c’est cela porter du fruit en abondance. Nicole a suivi ce chemin en vivant pleinement et simplement sa vie de femme, par son affection profonde pour sa famille, par sa foi en Dieu, par son courage dans les épreuve, par la joie qu’elle a donné en pratiquant et en enseignant la musique et par tout l’amour qu’elle a partagé dans la vie quotidienne. Rassemblés autour d’elle qui est arrivée au terme de sa vie terrestre et dans l’espérance de ce salut promit par Jésus, entendons le Seigneur lui dire : Nicole, mon enfant bien-aimée, entre dans la joie et le repos éternel.

Chant de méditation

Aria en Ré de Jean-Sébastien Bach

La priere de L’eglise

Ensemble, nous allons écouter la parole de Dieu qui nous invite à l’espérance. Prions maintenant pour Nicole, pour sa famille et élargissons notre prière pour le monde.

Prière universelle

Accueille auprès de tes mains la prière de tes enfants

  1. Souviens-toi seigneur de Mamie, de tous les défunts de nos familles et amis, de ceux que nous avons connus et aimés ; ils nous ont beaucoup apporté. Que nous soyons à notre tour, capables de transmettre aux autres un témoignage d’amour et d’espérance. Que notre affection pour eux reste vivante et qu’elle se traduise en prière, ensemble nous prions.
  2. Pour Nicole, pour ses enfants et pour les membres de sa famille qui nous accompagnent, afin que vous ayez la certitude que la séparation n’est pas définitive et que vous sachiez que Nicole est entrée maintenant dans la lumière, ensemble nous prions.
  3. Pour les malades et les personnes âgées, dans les hôpitaux et les maisons de retraite. Pour le personnel qui se dévoue à leur service, avec délicatesse et patience. Que le Seigneur donne à tous ceux qui souffrent de trouver près d’eux quelqu’un qui les aides, ensemble nous prions.
  4. Pour celles et ceux qui croient en un monde meilleur, pour ceux qui luttent pour une terre de justice et de fraternité afin qu’ils aperçoivent quelque chose de cette terre nouvelle promise par Dieu, ensemble nous prions.

Notre Père

Seigneur, Dieu de miséricorde, apportes la paix à ceux qui souffrent et exhausses la prière de ton peuple, par Jésus-Christ notre Seigneur, amen. Dieu notre Père, nous te disons merci pour ceux qui sont partis et ceux qui sont partis te rejoindre dans ta maison. Tu as permis à Nicole qui vient de nous quitter d’être aujourd’hui celle qui nous rassemble. Nous étions dispersés par notre travail, accaparées par nos préoccupations journalières. Voici que nous avons tout laissé pour nous ouvrir, en toi, à la peine des autres. Oui, Père, nous nous souvenons de ce qui était beau et bon dans cette vie. Nous nous rappelons votre fils Jésus, par sa mort sur la croix, a rassemblé toutes les solitudes, et par sa vie, plus forte que la mort il nous assure que nous vivrons. C’est pourquoi, avec tous ceux qui nous ont précédé et qui vivent en toi, ceux dont nous avons connus le visage et qui ont reconnu ton visage nous te disons la prière que Jésus nous as apprise : Notre Père qui êtes aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel, donnes nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonnes nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés et ne nous laisses pas entrer en tentation mais délivres nous du mal. Amen

Quête

Largo de Haëndel

DERNIER ADIEU

C’est la moment de dire au revoir à Nicole. Avec respect et affection nous confions Nicole à Dieu, dans l’espérance de la retrouver un jour. Recueillons-nous en pensant à tous ce que nous avons vécu avec elle, à ce qu’elle était pour Dieu.

Chant du dernier adieu

Il restera de toi

Oraison du dernier adieu

Soyez remerciés pour votre présence, votre prière et tous vos signes d’amitiés. La communauté paroissiale priera pour Nicole et les autres défunts de la semaine aux messes du week-end prochain, à l’église Saint-Léger dimanche à 10h00 et à l’église Sainte-Bernadette samedi à 16h30 et dimanche à 11h15. Après la bénédiction du corps de Nicole vous pourrez à votre tour vous approcher du cercueil et tracer le signe de la croix ou bien faire tout autre geste suggéré par votre cœur en évitant, en raison des mesures sanitaires, de mettre la main sur le cercueil.

Prière à Marie

Nous achevons notre prière en nous adressant à la Vierge Marie. Marie, qui a dit oui à Dieu, qui lui a fait confiance et qui est restée fidèle.

Chant à Marie

Bénédiction du corps

Seigneur notre Dieu nous te confions notre sœur Nicole. Ton amour l’a accompagné tout au long de sa vie. Délivre-la maintenant de tout mal. Elle a quitté ce monde vivace, conduis-la auprès de toi, où il n’y a plus ni deuil, ni larmes, ni douleur mais la joie et la paix, avec ton fils et l’Esprit Saint, pour les siècles des siècles, Amen.

Maintenant c’est avec l’eau du baptême que nous allons bénir le corps de Nicole. Nous croyons et nous espérons, que tous, nous ressusciterons.

En signe de cette foi, je bénis le corps de Nicole, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Amen.

Geste d’adieu au défunt par l’assemblée

Choral Vater Unser de Georg Böhm

Sortie

Prélude et fugue en mi mineur de Jean-Sébastien BACH

Remerciements

Ma fille Françoise tient à remercier la paroisse Saint-Léger et Sainte-Bernadette d’Orvault et plus chaleureusement Marie-Edouard PARPAILLON, épouse de Joseph PARPAILLON, Maire honoraire jusqu’en 2020, avec qui elle a travaillé durant les 20 premières années de sa carrière de fonctionnaire territoriale à la Ville d’Orvault. Elle a également une pensée affectueuse pour Marie-Claude ROLLAND, ancienne collègue de la mairie. Elles avaient toutes les trois, avec Nicole, fait partie de la chorale municipale d’Orvault. Préparer la célébration de sa maman avec ces deux belles personnes fut pour Françoise une énorme source d’émotion dans ces circonstances malheureuses. Un grand remerciement également à Jean-François MAISONNEUVE, organiste à la Chapelle-sur-Erdre. Il est directeur général des services de la mairie d’Orvault et Françoise est son assistante. Il n’a pas hésité à supprimer une réunion importante pour jouer la cérémonie auprès de Françoise. Le dernier remerciement de ma fille va pour tous ceux présents ou non à la cérémonie, famille, amis, collègues, dont la présence est tellement primordiale dans ces moments douloureux.

C’est ma fille Françoise qui a entièrement conçu et réalisé le présent article. Elle n’a compté ni son temps, ni son énergie pour retranscrire, avec amour et malgré les aléas du direct, la célébration des obsèques de sa Maman Nicole. Qu’elle en soit vivement remerciée.

Dernier adieu à Nicole

Nicole à Dieu

La musique nous avait fait nous rencontrer à la tribune de l'orgue de la Cathédrale de Saint-Malo.
Elle nous a fait nous séparer quand tu as voulu, nonobstant les contraintes de mon statut territorial, vivre ta vie de professeur de musique.
Avec des torts des deux côtés, forcément, nous n'avons pas entièrement réussi notre mariage.
Mais nous avons mené à bien la venue au monde de nos deux filles, Christine et Françoise, qui nous ont donné chacune un petit-fils.
Que Dieu nous pardonne ce que nous avons mal fait. Qu'Il nous sache gré du meilleur.
Qu'Il t'accueille en son paradis. Qu'Il bénisse ceux qui restent.
Repose en paix, Nicole. (Jean Claude Duval)

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Françoise Duval

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Orgues nouvelles

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Sous l’impulsion de Georges Guillard, membre fondateur, et de Rémy Fombon, directeur, la revue « Orgues Nouvelles » se définit ainsi :

« Fondée en 2008, la revue Orgues nouvelles affiche trois ambitions :

  • Orgues : toucher les organistes, tous les organistes, et tous ceux qui de près ou de loin travaillent à l’avenir de cet instrument prestigieux et menacé.
  • Nouvelles : collecter et diffuser toutes nouvelles concernant l’orgue, sa musique, ses musiciens ; informer, former, réagir ; magnifier son répertoire cultuel, mais aussi réhabiliter, revivifier et imposer sa place dans le concert instrumental profane.
  • Ainsi Orgues Nouvelles mettra en valeur sa très forte identité européenne sur les plans patrimoniaux, musicaux et socio-culturels. Elle paraît quatre fois par an, en janvier, avril, juillet et octobre, et comprend 52 pages en couleurs, un cahier de partitions de 16 pages et un CD mixte (audio et cédérom). C’est assez dire qu’il y a de la place pour la Musique, et pour des articles « de fond » sur la pédagogie et le métier de l’organiste, le patrimoine et la facture d’orgue, mais aussi une ouverture européenne, des entretiens…  »

Les sommaires des numéros parus figurent sur le site. Un bulletin d’abonnement ou de réabonnement est envoyé avec chaque numéro.

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L’orgue

https://symetrie.com/fr/titres/l-orgue

La « Revue l’Orgue », Directeur éditorial : François Sabatier, se présente ainsi : « L’Orgue est une revue savante trimestrielle consacrée à l’instrument (facture, œuvres, interprètes…). Chaque numéro comprend un dossier principal thématique et une chronique des parutions de livres, disques et partitions.

L’Association des amis de l’orgue a été fondée en 1927 par Bérenger de Miramon Fitz-James (1875-1952) et Norbert Dufourcq (1904-1990). Un des moyens retenus pour la promotion de l’orgue fut la publication d’un bulletin, puis de Cahiers et mémoires plus thématiques à partir de 1969. En 1997 la revue L’Orgue abandonne la présentation en cahier agrafé pour un brochage permettant des numéros plus épais, et devient thématique pour chaque numéro trimestriel.

Vous pouvez consulter la liste ci-dessous des numéros parus et leur sommaire, ou bien utiliser la boîte de recherche pour chercher par mot-clé. Pour les adhésions à l’association comme pour les abonnements professionnels à la revue (bibliothèques, diffuseurs), merci de contacter l’Association des Amis de l’orgue, 178 rue Legendre, 75017 Paris – FRANCE. Symétrie assure la vente au numéro. »

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Le plain chant du Magnificat de Geoffroy

Article publié dans le n°60 – Janvier 2007 du Bulletin des Amis de l’orgue de Versailles

magnificat du 1er ton attribue à j.N. GEOFFROY

Proposition de plain chant

Les spécialistes, et notamment les davecinistes qui ne voient aucune comparaison possible avec le Livre de clavecin dont il est l’auteur, considèrent que le « Livre d’Orgue attribué à Jean-Nicolas GEOFFROY » (1633 – 1694) n’est certainement pas de lui, mais plutôt l’oeuvre anonyme d’un disciple ou d’un proche de Guillaume Gabriel NIVERS (1632 – 1714).

Même anonyme, ce Livre d’Orgue n’en présente pas moins un intérêt considérable dans la mesure où des versets à chanter y figurent dans le psaume « Memento, Domine, David » et pour le « Magnificat du 1er ton ».

Mais ces deux cas paraissent de nature différente, ne serait-ce qu’en raison de leur tessiture. Autant le « Memento » évoque bien l’hypothèse d’un plain-chant harmonisé, autant le « Magnificat » semble plutôt correspondre à la réalisation d’un continuo dont le plain-chant n’est pas noté sur la partition.

Si l’évolution obligée de la teneur du plain chant manquant évoque bien d’emblée le ton « pérégrin », celui proposé par l’édition vaticane ne convient pas. Après la médiante, la mélodie repart sur un « sol » incompatible avec un accord de fa majeur.

Ton pérégrin de l’édition vaticane

Les traités du 18ème siècle proposent d’autres versions (même si la mélodie est peut-être beaucoup plus ancienne). A ma connaissance, aucune de correspond très exactement aux continuos du pseudo Geoffroy, bien que la parenté soit évidente.

En voici trois exemples :

« In exitu » de Hardouin (Reims – 1760)
« Magnificat » de Oudoux (Paris – 1776)
« Laudate Dominum » de Lebeuf (Paris – 1741)

Il existe par contre une autre hypothèse que je n’ai pas entendue proposer jusqu’ici. Il s’agit du « Magnificat » allemand, d’auteur anonyme, tel qu’il fut utilisé par Bach dans le Duetto de sa Cantate 10, son choral transcrit (Schübler) BWV 648 et sa Fuga sopra il Magnificat BWV 733.

Soit directement, soit au prix de quelques extrapolations, cette mélodie peut être décalquée (ou développée, si nécessaire) dans les versets chantés du pseudo Geoffroy et s’adapte sans grande difficulté aux continuos correspondants.

Pourquoi un verset sur deux suit-il d’assez près la mélodie du « Magnificat » allemand tandis que les autres se prêtent à des répétitions et à des développements ? On peut se demander s’il n’y avait pas en l’occurrence alternance entres chantres habitués à une mélodie traditionnelle et un chœur plus apte à s’adapter à un plain-chant musical légèrement plus varié. Pure hypothèse !

Pourquoi ce thème, s’il est bien d’origine allemand, aurait-il été utilisé en France ? D’un côté, il y avait beaucoup de différences entre les plains-chants suivant les régions françaises et on est loin de les connaître tous. D’un autre côté, on sait qu’à cette époque plusieurs musiciens allemands sont venus travailler en France. Peut-être l’un d’eux l’aurait-il fait avec Nivers ?

Quoiqu’il en soit, l’hypothèse que je formule ma parait assez intéressante du point de vue musical. De plus, ce plain chant reconstitué et les continuos du supposé Geoffroy peuvent être utilisés en alternance avec les versets d’orgue pour tous les Magnificat du 1er ton de l’époque baroque française qui ne citent pas d’autres plains chants.

Jean-Claude DUVAL, Organiste titulaire de l’église de Sainte Madeleine de Bagnoles de l’Orne (F – 61140)

N.B. Cette version chantée du Magnificat du 1er ton attribuée à J. N. Geoffroy a été enregistré avec ses versets d’orgue sur un CD de découverte de l’orgue de l’église de Sainte Madeleine de Bagnoles de l’Orne. S’adresser à Jean-Claude DUVAL :

Addenda du 1er janvier 2012

Coordonnées du Bulletin d’information de l’Association « Les Amis de l’Orgue de Versailles et de sa Région »

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Un hymne incontestablement œcuménique

Il est des chants dont les religions chrétiennes se revendiquent la paternité. C’est en principe un signe de qualité. En voici, me semble-t-il, le plus symptomatique.

Commençons par la version française, la plus connue chez nous. La France n’en n’a pas fait un usage ancien, du moins à ma connaissance. Mais c’est la version évidemment la plus connue chez nous. Il s’agit du chant « Nous chanterons pour Toi, Seigneur ».

Ed. Fleurus

Le classement à la lettre K des « Chants notés » le destine aux thèmes de la Pentecôte, du Saint Esprit et du mystère de l’Église. Mais les 15 couplets sont prévus pour le dessein de Dieu, le salut de Jésus Christ, l’unité des hommes, l’Eucharistie, la mission et aussi pour servir de doxologie.

Voilà pour la version utilisée actuellement par les catholiques. Mais l’origine du chant est ancienne. On le trouve en effet :

  • Dans le recueil « Souter Liederkens » d’Anvers en 1540,
  • Dans le Psautier Genevois de Marot et de Bèze en 1551,
  • Dans une édition de Daye en Angleterre en 1560-1561,
  • Dans une édition allemande de Eichhorn postérieure à 1561.

Commençons par l’édition anglaise.

Ed. Kevin Mayhew

Le titre de « Old Hundreth » vient du fait que la musique a été écrite sur le centième psaume dans l’ancienne version des psaumes métriques de Sternhold et Hopkins.

En 1953, pour le couronnement de la reine Elisabeth II, le célèbre compositeur Vaughan Williams en fit un arrangement pour chœur, assemblée, orchestre, orgue et « toutes les trompettes disponibles ».

Utilisation anglicane de cet air.

Version calviniste maintenant. C’est le psaume 134 du recueil des « Psaumes en vers français avec leurs mélodies » de Clément Marot et Théodore de Bèze.

Ed. Droz

C’est un psaume très court qui ne comporte que trois couplets. Il admoneste les lévites de faire leur devoir et les assure de la faveur de Dieu.

La version luthérienne est la traduction de l’hymne « Dicimus grates tibi summe rerum » (Nous Te rendons grâces pour le maximum de choses). Bach ne l’utilisera que deux fois dans toute son œuvre.

Ed. Breitkopf

Des comparaisons seront intéressantes à faire entre les métriques. Les différences ne sont pas seulement visibles en fonction des mesures indiquées à la clé. Les durées des notes et les appuis rythmiques sont réellement différents.

Mais ce sera un travail ultérieur.

Jean Claude Duval – 23 Avril 2014

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Un Noël de Sainte Madeleine ?

Connaissez-vous un « Noël » qui ne parle ni de la crèche, ni du petit Jésus, ni des anges, ni de Marie ? … mais de Sainte Madeleine. Le titulaire de l’orgue de l’église Sainte Madeleine de Bagnoles de l’Orne ne peut pas rester insensible à la chose.

Voici le premier couplet de ce « Noël » tel qu’il figure, avec sa basse continue, dans le recueil des « Chants des Noëls anciens et nouveaux » publié à Paris par Christophe Ballard en 1703.

Si vous avez lu ce premier couplet, vous n’avez peut-être rien remarqué de particulier. Dès le 2ème, on vous prévient : « Oyez de la Madelaine Le beau chant ». C’est « La Conversion de Sainte Madelaine »

Voici le texte complet de ce « Noël », texte extrait pour des raisons de meilleure lisibilité d’un recueil publié à Nantes en 1876 de « Vieux Noëls composés en l’honneur de la Naissance de Notre-Seigneur Jésus Christ ». Les couplets sont à lire de haut en bas et de gauche à droite.

Les organistes sont nombreux à avoir écrit une ou plusieurs variations sur le thème de ce « Noël ».

Par ordre chronologique :

  • Nicolas GIGAULT (1627 – 1707) : « Livre de musique dédié à la Très Sainte Vierge Marie contenant les cantiques qui se chantent en l’honneur de son divin enfantement – 2ème partie » partie »
  • André RAISON (1645 – 1719) : « Deuxième Livre d’orgue »
  • Michel Richard de LALANDE (1657 – 1726) : « Noëls en trio – 1er Livre »
  • Pierre DANDRIEU (1664 – 1733) : « Livre de Noëls variés, n° 18 »
  • Jean-François DANDRIEU (1681 – 1738) : « Livre de Noëls pour l’orgue et le clavecin »
  • Michel CORRETTE (1707 – 1795) : « Suite II, 1er Noël »
  • Guillaume LASCEUX (1740 – 1831) : « Tous les offices de l’année (??) »
  • Alexandre Pierre François BOËLY (1785 – 1858) : op 42 posthume n° 4 1858
  • Alexis CHAUVET (1837 – 1871) : « Offertoire pour le Dimanche entre la Circoncision et l’Épiphanie ».

Ajoutons pour être le moins incomplet possible que Claude BALBASTRE (1724 -1799) a composé des variations sur le thème musical de ce même « Noël ». C’est le 3ème Noël de sa 2ème Suite. Mais les paroles sont tout à fait différentes. Intitulé « Joseph revenant un jour », le texte décrit le « voyage de Joseph et Marie à Bethléem ». On est revenu là dans la catégorie des « Noëls » traditionnels.

Jean Claude Duval – 12 Décembre 2012 et 2 Septembre 2020

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Les tempi des chorals de l’Orgelbüchlein de Jean Sébastien Bach

Je pars du principe que lorsque Bach composait ses préludes de chorals de l’Orgelbüchlein, il avait forcément en tête le tempo des dits chorals chantés par le chœur. C’est pourquoi j’ai l’intention d’étudier ici les relations de tempo entre les chorals chantés et les préludes joués à l’orgue.

Pour ce faire, j’utiliserai le recueil publié par Bärenreiter sous la référence BA 257 des dits chorals harmonisés pour le chant à quatre voix et le cas échéant transposés dans la tonalité du choral pour orgue.

Bien entendu, j’écouterai les enregistrements existant des chorals de l’Orgelbüchlein joués à l’orgue en alternance avec les mêmes chorals chantés par un chœur.

A titre de publicité entièrement gratuite, je ne suis pas insensible à l’intérêt des deux CD enregistrés en leur temps par Helga Schauerte.

Mais il existe beaucoup d’autres enregistrements comparables et je ne veux pas faire tort à leurs valeureux interprètes.

Les indications du « Guide de la Musique d’Orgue » publié chez Fayard sous la direction de Gilles Cantagrel dans la collection des « Indispensables de la Musique » seront également précieuses. Elles donnent, comme le livret des CD ci-dessus, la traduction en français du texte des chorals, mais aussi des éléments d’analyse musicale et les durées d’exécution généralement admises en France.

Il faut également mentionner aussi le livre de Jacques Chailley publié chez Leduc sur « Les chorals pour orgue » de J.-S. Bach, qui reste en la matière le livre de référence.

Le seul ajout que j’ambitionne d’apporter à ces ouvrages est celui de l’étude méthodique des relations entre les tempi des chorals chantés par un chœur et ceux des chorals joués à l’orgue.

Étant donné le nombre des chorals concernés (45), ceci n’est pas une petite affaire.

Jean Claude Duval – 16 décembre 2012

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L’orgue baroque français et la danse

J’ai toujours été frappé que dans l’enseignement de la musique d’orgue baroque française on insiste très peu sur une recommandation qui me parait essentielle et qui est formulée de façon très claire par André Raison dans son « Livre d’orgue » de 1688.

Livre d’orgue

Contenant Cinq Messes Suffisantes Pour tous les Tons de l’Eglise ou Quinze Magnificats pour ceux qui n’ont pas besoin de Messe avec des Elevations toutes particulières. Ensuite des Benedictus : Et une Offerte en action de Grace pour l’heureuse Convalescence Du Roy en 1687. Laquelle se peut aussi toucher sur le Claveçin.

Au Lecteur :

Il faut observer le Signe de la Pièce que vous touchez et considérer si il a du rapport à une Sarabande, Gigue, Gavotte, Bourrée, Canaris, Passacaille et Chacone, mouvement de Forgeron et y donner le mesme air que vous lui donneriez Sur le Claveçin. Excepté qu’il faut donner la cadence un peu plus lente à cause de la Sainteté du Lieu.

Il est vrai que la plupart des organistes actuels, s’ils savent heureusement reconnaître les signes de mesure (sans pour autant faire la correspondance avec les différentes sortes de danses), sont certainement bien peu nombreux à identifier plus de 3 ou 4 sortes de danses baroques.

Force est alors de se reporter aux traités de l’époque et, par exemple, aux « Caractères de la Dance » de Rebel.

On trouve dans cet ouvrage les exemples des principales danses de l’époque « Prélude, Courante, Menuet, Bourée, Chaconne, Sarabande, Gigue, Rigaudon, Passepied, Gavotte, Sonate, Loure, Musette ».

Bien plus tard, en 1777, Johann Philipp Kirnberger, brillant élève de Jean Sébastien Bach, publie un « Recueil d’Airs de danse Caractéristiques » dans la préface duquel il indique : « Pour acquérir les caractéristiques indispensables à un bon style d’exécution, le musicien ne peut faire mieux que d’étudier assidûment toutes sortes de danses caractéristiques ».

L’ouvrage comprend une suite enchaînée de 26 danses dont la plupart sont bien connues, mais dont certaines sont plus nouvelles : Polonaise, Souabe, Cosack, …

Il existe certainement dans le commerce et/ou sur Internet des vidéos ou des enregistrements musicaux de ces suites de Rebel et Kirnberger.

L’autre versant du problème est celui de l’équivalence entre les signes de mesure et les danses. Là aussi au moins deux traités anciens viennent à notre secours en nous donnant les correspondances habituelles entre tel signe de mesure et tel type de danse.

Tout d’abord « L’art de Préluder sur la Flûte Traversière » de Hotteterre.

Prenons l’exemple de la « Mesure à 2 temps ».

On lit dans cet ouvrage : « Cette mesure se marque par un 2 simple. Elle est composée de 2 blanches ou de l’équivalent; elle se bat à 2 temps égaux. Elle est ordinairement vive et piquée. On l’employe dans le début des Ouvertures d’Opéra, dans les Entrées de Ballet, les marches, les bourées, gavottes, rigaudons, branles, cotillons etc … Les croches y sont pointées. »

Autre exemple d’ouvrage renseignant sur la concordance entre les signes de mesure et les sortes de danse : « L’école d’Orphée » composée par Michel Corrette en 1738.

Outre les indications figurant sur la page titre (voir ci-après), l’ouvrage comporte des leçons pour apprendre à jouer du violon dans le goût français, d’une part, et dans le goût italien, d’autre part.

Poursuivons l’exemple de la mesure à deux temps. On lit au « Chapitre IV. Explication des mouvements à quel genre de pièces ils servent ».

« Le deux tems marqué par un 2 sert aux Rigaudons, Branles, Bourées, Gaillardes, Villageoises, Cotillons, Gavottes, etc … Il faut passer la deuxième croche plus viste ».

A partir de toutes ces sources d’information, il doit être possible d’identifier dans les suites baroques pour orgue à quel type de danse se rattache chaque verset, en tout cas ceux qui ne sont pas de facture purement instrumentale.

C’est ce que j’ai l’intention de prendre le temps de faire avec les deux Suites du Livre d’orgue de Louis Nicolas Clérambault.

Si j’y parviens, le mérite ne sera pas immense. Clérambault fut l’élève d’André Raison et le remplaça en 1719 à l’orgue des Jacobins de la rue Saint Jacques.

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Cet article avait été écrit à l’origine le 16 Décembre 2012. Depuis lors, il était resté en l’état. Or, je viens de découvrir par hasard que la réponse à mes questions a été magistralement apportée par Olivier Latry dans un article intitulé « Caractéristiques des danses en France aux XVII° et XVIII° siècles » publié sur Internet en collaboration notable avec Jean SAINT-ARROMAN le 6 Août 2016 sous le lien

https://www.orgue-en-france.org/la-musique/documents/caracteristiques-danses/

S’agissant de Clérambault, l’auteur y relève les corrélations suivantes :

Suite du 1er ton : duo / passepied, basse et dessus de trompette / également passepied, dialogue sur les grands jeux / ouverture à la française.
Suite du 2ème ton : duo / bourrée.

Mais Olivier Latry cite maints autres exemples de corrélation entre versets d’orgue et danses, sauf erreur 9 de Couperin, 6 de Raison, 4 de Guilain, 3 de Grigny, 3 de Marchand, etc …
Autant dire que le voyage vaut le détour. Bonne lecture.

Jean Claude Duval – 2 Novembre 2020

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