Dans notre maison de Juvigny sous Andaine, construite par Mr et Mme Betton en 1994 / 1995 et achetée par nous en 2002, il y avait à l’origine deux salles d’eau : une salle de bain spacieuse avec une baignoire et une salle de douche plus modeste avec une cabine de douche.
L’âge venant, mon épouse et moi-même constatâmes que nous n’utilisions pas vraiment la baignoire. Mon arthrose du genou gauche m’en rendait l’accès difficile et lorsque nous nous en servions, c’était en fait pour prendre une douche !
D’où l’idée de remplacer la baignoire par une douche à l’italienne. Nous avions pratiqué ce genre d’installation dans un gîte d’été et l’avions beaucoup appréciée. Le compagnon de ma fille Françoise nous recommanda une marque de douche qu’il connaissait dans son travail et qui lui avait toujours donné satisfaction. Il ne pouvait évidemment pas imaginer nos déboires. Je cherchai sur Internet et tombai par hasard sur la société « MOBILAE (pour plus de vitae) » qui se disait spécialisée dans les équipements pour seniors. Est-ce la consonance latine de la dénomination ? Je pris contact.
Le « siège social France » était ainsi identifié :
- « Centre de Confort et de Mobilité
- 89, Impasse Louis Joseph Vicat
- 83600 FREJUS »
Avec la mention : « Mobilae est le nom commercial de la société Centre de Confort et de Mobilité ».
Je découvris ensuite le fond des choses. Lorsqu’on m’annonça la venue des ouvriers, on m’avertit que la société « travaillait à l’international ». Je compris vite lors des travaux ce que cela voulait dire :
- Leur véhicule était immatriculé aux Pays Bas,
- Ils ne parlaient pas un mot de français et se disaient slovènes ou slovaques (si j’ai bien compris) ; quand il y avait un problème, ils téléphonaient en anglais et on nous rappelait en français.
Je découvris dans le courant de l’été que le gérant de la société n’était pas français, mais néerlandais, né et domicilié aux Pays Bas.
Ceci étant dit, la publicité était faite pour attirer le client. Voici des extraits de la brochure fournie.


Avant même que les ouvriers n’interviennent, il y eut un pataquès. Le commercial de service établit un plan qui fut retoqué par sa hiérarchie et il dut le refaire un petit mois plus tard.
Voici ces deux plans successifs.


Voyant comment les choses se passaient, je récapitulai sur un tableau l’évolution des évènements.
Vous en trouverez ci-après la copie, cela vous épargnera de longs développements.

Au total, l’installation de cette douche italienne tant désirée nous aura coûté 5184 € au lieu des 5460 prévus au moment de la commande. Maigre consolation ! 5 % de cadeau final, ce n’est pas cher payé pour tenir compte de la lourdeur du préjudice matériel et moral.
Mon épouse Hélène qui suit un traitement hormonal post cancer se serait bien passée de toutes ces palinodies qui nous ont fait lanterner pendant des mois !
Voici une photo du chantier auquel nous fûmes condamnés du 27 Mars au 30 Septembre 2023, soit pendant plus de 6 mois : une douche italienne sans vitrages ! C’est plus pratique pour arroser tout le sol de la salle d’eau, n’est-ce-pas ?

Et voici, dans son état final, la douche à l’italienne tant attendue.

Au 17 Décembre 2023, que tirer comme conclusion de cette expérience avec la société Mobilae ?
Est-il normal qu’il faille dès le départ faire deux plans d’installation différents ? On a bien compris que Mobilae voulait ouvrir le parapluie contre d’éventuelles mauvaises surprises quant à la configuration des lieux, quitte à ce que ce soit au détriment du client. Au demeurant, c’était le 1er plan qui était le bon; la largeur de la paroi pivotante aurait largement pu être de 45 cms comme prévu au départ, au lieu des 37 imposés par la suite.
Est-il normal d’ailleurs que cette modification soit imposée après le 23/24 Janvier, date de signature et d’envoi du bon de commande avec le chèque d’acompte ?
Est-il normal que le délai de livraison entre la commande et le début des travaux ait été en réalité de plus de deux mois (23 Janvier / 27 Mars) alors qu’il était annoncé pour quatre semaines ?
Est-il normal que les travaux aient été réalisés non pas en une intervention d’une journée tout compris, comme annoncé dans la publicité, mais au moyen de quatre interventions étalées sur une durée totale de plus de six mois (27 Mars / 30 Septembre) ?
Est-il normal que les ouvriers chargés de l’installation ne parlent pas un mot de français ? Est-ce pour éviter qu’ils perdent du temps à discuter avec le client ou qu’ils disent trop comment les choses se passent au sein de la société Mobilae ? En tout cas, bonjour la considération du client !
Est-il normal qu’ils arrivent avec le matériel à installer sans que la conformité de celui-ci n’ait été vérifiée avant leur départ ? Je ne suis pas sûr que Mobilae fasse des affaires rentables avec ce type de fonctionnement. C’est son problème, mais aussi hélas celui des clients !
Est-il normal qu’en guise de dernière remise pour les préjudices physiques et moraux subis, on nous propose royalement 26 € ? N’était-ce pas vraiment se moquer du monde ?
Est-il normal que nous devions attendre presque un mois (30 Septembre / 25 Octobre) pour recevoir à notre demande expresse un exemplaire de la facture acquittée ? Mobilae n’est jamais pressée !
Ne croyez-vous pas que si Mobilae travaillait avec un organisme de formation, elle ne devrait pas lui proposer nos péripéties comme cas d’école de tout ce qu’il ne faut pas faire ?
Ne croyez-vous pas que si j’avais eu plus de vaillance que celle que me permet mon âge avancé (80 ans), j’aurais pu saisir le Canard enchaîné pour qu’il publie un écho faisant la publicité de Mobilae ?
En tout cas, si vous avez des travaux à faire, CHOISISSEZ BIEN LE FOURNISSEUR.
Jean Claude Duval – 17 Décembre 2023